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Un nouveau printemps

« Mais les motivations profondes qui nous poussent à atteindre de grands objectifs sont souvent imperceptibles, même par nous-mêmes, au moment du départ.  Car c’est en route vers l’accomplissement de sa volonté que l’on explore et découvre des aspects de soi-même jusque là insoupçonnés, et qui sont mis à l’épreuve autant en relation avec soi-même qu’avec les autres.  (…) C’est le chemin qui mène au sommet qui nous permet de nous élever en tant qu’humains.  (…) Pour que la victoire existe, il faut que la possibilité de perdre la partie soit présente ».

Mylène Paquette

Les grands objectifs peuvent varier d’une personne à l’autre.  Pour certains, le simple fait de pouvoir ressentir son corps, identifier les besoins, communiquer sont des objectifs à grande portée.  Pour d’autres, ceux-ci pourront s’avérer plus ou moins considérables, en fonction de leur chemin de vie, de l’expérience, de ce qui aura été entrepris et/ou laissé en plan.  Chaque choix, chaque route qu’une personne choisit de dessiner ont une importance.  Et c’est ce qui tisse la toile de nos parcours, de nos souvenirs, de ce bagage que nous portons dans nos cœurs, dans nos corps et dans nos âmes.  Qu’on y croit ou pas, il reste que chacun d’entre nous transporte une empreinte et que celle-ci nous relie, de toutes sortes de façons, à ce que nous sommes comme à ce qui nous entoure.

Il arrive qu’on se surprenne à reconnaître une sensation lorsqu’elle apparaît.  Plus on en prend soin, plus on reçoit ce cadeau qu’est le bonheur de nourrir toutes les dimensions qui nous habitent.  Parce que le corps parle.  Comme le cœur et comme l’âme.  Parce que, quelque part, entre toutes ces parties de notre individualité, naît un langage, une communication qui appellent tout un univers.  Et je crois que c’est au moment où l’on accepte de faire le lien entre celles-ci que l’on se sent vraiment habité(e), que l’on peut avancer.  C’est peut-être enfin ce vecteur qui nous conduit là où ça résonne, pour soi.  Et ça crée, à tout coup, sur la ligne du temps, une forme d’harmonie.

On fait la paix avec soi.

On accueille l’autre.

Et l’on respire.

Comme au printemps.